Une ode au farniente

fauteuils, chaises longues, transats

// Au premier rayon de soleil, on les ressort de nos garages.Transats, chaises longues et autres fauteuils de jardin n’attendent que le beau temps pour anamur eskort reprendre du service.

Certains modèles existent depuis plus de 100 ans. Aujourd’hui, ils ont toujours le vent en poupe. Chilienne, flâneuse ou encore fauteuil made in USA, quel que soit leur nom, ils n’ont qu’un seul objectif : nous encourager à la paresse.

Le fauteuil Adirondack ou Westport chair

Aujourd’hui, on le trouve rarement en vente sous ce nom, tout du moins en France. Généralement on lui attribue plutôt le nom d’une région ou d’une ville américaine. Car ce fauteuil en bois appartient à la légende de l’Amérique. Il a été créé en 1903 au coeur des Adirondacks (une chaîne de montagne) près de Lake Placid dans l’Etat de New York, sur la côte est des Etats- Unis. Il est considéré comme le pionnier du mobilier de jardin. Son fondateur, Thomas Lee, l’a fabriqué avec une dizaine de planches. Le succès a aussitôt été au rendez-vous. Avec ses hauts accoudoirs, le fauteuil Adirondack est idéal pour lire, une tasse de thé à portée de main ! Plus de 100 ans après sa création, il reste incontournable aux Etats-Unis, au Canada et dans les Caraïbes. L’Adirondack a même son musée à Blue Mountain Lake. Généralement fabriqué en cèdre blanc, il était au départ peint en blanc. Aujourd’hui, il est disponible dans une foultitude de couleurs.
Un petit tuyau si vous êtes à l’aise de vos dix doigts : des internautes mettent à disposition leur plan pour le fabriquer soi-même.
N’hésitez pas à visiter le site www.hervelemenuisier.com.

Le transat

Un mixte entre la chaise et le lit. Le transat a vu le jour lors des premiers voyages transatlantiques sur les ponts des paquebots : d’où son nom. Cette simple chaise longue, à l’origine, est devenue pliante pour s’adapter à la taille des bateaux et des ponts. On le retrouvait ainsi sur le Queen Mary ou encore sur le Titanic. Il était réservé à la clientèle la plus riche, celle de 1ère classe. Les clients pouvaient louer ces chaises pliantes en achetant leurs billets. Le transat est ensuite descendu à quai pour s’installer sur les plages de Deauville ou de La Baule. Aujourd’hui encore, il trouve facilement sa place sur les terrasses et au bord des piscines. Quant à la construction du transat, c’est un assemblage savant de lattes et de tasseaux de bois. Le montage est calculé pour assurer une bonne assise à l’utilisateur. Un seul bémol tout de même, l’ajustement de la position, ou le relevage manuel du fauteuil, c’est un peu comme pour les vitres de la 2 CV. Que ceux qui ne se sont jamais pincé les doigts dans les accoudoirs d’un transat lèvent la main….

Plutôt gonflé le Relax

La version gonflable de tous les transats, chiliennes et autres flâneuses. Lancé dans les années 70 par Quasar Khanh, c’est certainement le plus pop des fauteuils gonflables. Symbole du kitch pour certains, il fait un retour en force en décoration, y compris dans les intérieurs. Le mobilier gonflable représente toute une époque. Facilement déplaçable, léger, transparent, il est synonyme de liberté. Dans les années 70, c’était l’objet incontournable de toutes les piscines. Mais Quasar Khanh est le premier à intégrer dans sa structure des lamelles qui assurent son maintien. Finis donc les bains forcés ! Par ailleurs, l’épaisseur du PVC utilisée pour l’élaboration de la ligne Quasar est 3 fois supérieure au PVC utilisé pour la fabrication de mobilier gonflable. En résumé, il est plus résistant et ne risque pas d’être crevé au premier choc ! Prévoir tout de même quelques rustines pour les plus nerveux !

Chaise longue, flâneuse ou chilienne

Une version allégée du transat dans tous les sens du terme. Beaucoup plus sobre, puisque seule l’ossature est constituée de bois.
La partie centrale est réalisée en tissu. Les accoudoirs ont disparu. Ce qui offre un avantage certain, ils sont moins lourds, donc plus maniables. En revanche, ils sont aussi moins résistants aux intempéries. Ce fauteuil porte plusieurs noms : la flâneuse qui comporte un appuie-tête sur le support en bois, la chilienne, la forme la plus simple avec sa bande de tissu ou encore la chaise longue, dont le nom vient de la contraction du mot français «chaise» et du mot anglais «lounge». Elle se décline sous différentes formes et différentes couleurs. Pour les spécialistes du genre, un détail autre que les matériaux utilisés différencie le transat et se petites soeurs. Le transat serait plus confortable que la chilienne : la conception de son dossier plus incliné et le repose-pied qui permet d’allonger les jambes lui donnent une place privilégiée. Vous avez tout l’été pour vous forger votre propre opinion.