Un style hyppie au bobo chic

Que reste-t-il de la Beat Generation née dans les années 50 et des hippies sous acides du Flower Power ? San Francisco a grandi à leurs côtés mais s’est émancipée depuis quelques années. Les hippies qui vivaient d’amour et d’eau fraîche ont rangé leurs tuniques à fleurs pour revêtir le costumecravate des yuppies. Mais Frisco reste Frisco. Il y règne la même douceur de vivre où les bobos d’aujourd’hui cultivent leur jardin aussi vert que le dollar.

Exit les fleurs dans les cheveux, les bandeaux hippies, les communautés partageuses… San Francisco s’est méchamment embourgeoisée. Les derniers hippies, ceux qui ont survécu à la drogue et au sida, sont rentrés dans le rang ou sont partis «on the road again» face à la flambée des loyers. La Maison Bleue est désormais beaucoup trop chère pour eux. Mais San Francisco n’a pourtant pas perdu ce côté bohème qui la caractérisait. C’est aujourd’hui l’une des villes les plus écolo des États-Unis. La municipalité a fait le pari du «zéro déchet». La population, si elle s’est enrichie, a malgré tout conservé cette cool attitude jusque dans leurs intérieurs.

La panoplie du parfait bobo, héritier de la culture bohème des hippies de SFO

Là, tout n’est que luxe, calme et volupté. La maison bobo est avant tout un mixte entre le passé et le présent tout en laissant transparaître une certaine quiétude.

Priorité à la lumière

Spirituelle ou pas, elle doit inonder les intérieurs via les bowwindows ou les fenêtres à guillotine des Painted Ladies. Inutile d’y suspendre des rideaux lourds et encombrants, seuls les voilages ou autres stores discrets sont acceptés.

Des couleurs claires

N’oubliez pas que la déco bobo chic est un héritage de la culture hippie. Nous sommes encore en plein «peace and love». Les intérieurs se doivent d’être des nids douillés avec des teintes douces où d’ailleurs le blanc domine souvent.

Priorité à la récup’

San Francisco mise sur le «zéro déchet». Belle initiative car c’est un peu la culture du hippie des années 70. Faute d’argent, il se débrouillait pour récupérer du mobilier de part et d’autre pour se meubler. Si leurs petits-enfants ont plus de moyens, ils ont gardé en revanche le côté récup’ par souci d’écologie. Cela se traduit par une ambiance éclectique où les meubles de famille côtoient les objets industriels et de jolies pièces design.

Place à la culture

Sur la table basse, à côté du canapé et surtout dans de grandes bibliothèques blanches, on collectionne les livres (en priorité ceux de Jack Kerouac, Henry Miller et Romain Gary, grands amoureux de cette partie de Californie), les disques, les photos et les tableaux. Tout simplement pour humaniser son intérieur et montrer son attachement au passé.