The painted ladies

Elles font la fierté de San Francisco, ce sont les dames les plus célèbres de la ville. Les Painted Ladies, textuellement les femmes peintes, résument à elles seules l’histoire de Frisco. Construites après la Révolution Industrielle, ces maisons colorées ont résisté au tremblement de terre de 1906 avant de devenir un haut lieu du Summer of Love, berceau de la culture hippie.

Qui sont-elles ?

Les célèbres Painted Ladies ont été construites entre 1849 et 1915, durant ce que l’on appelle la période Victorienne ou Édouardienne. Sur les 48 000 bâties, 14 000 seulement ont résisté au temps et aux catastrophes. Faites de bois de séquoia, les maisons colorées comportent généralement trois étages, une tour octogonale ou ronde et un porche. Beaucoup sont peintes dans des couleurs vives pour accentuer leurs détails architecturaux. Mais le tremblement de terre de 1906, suivi d’un incendie, en engloutit une grande partie. Les survivantes perdent leurs couleurs vives au profit d’un gris cuirassé pendant les deux guerres mondiales pour écouler les stocks de peinture. Il faudra attendre les années 60, les hippies et leur insouciance pour leur redonner leur faste d’antan.

Stars parmi les stars

On les appelle les «Sept soeurs» même si elles ne se ressemblent pas vraiment. Ces sept Painted Ladies du 710 au 720 rue Steiner sont les plus photographiées de San Francisco avec le Golden Gate. Cette magnifique rangée de sept maisons fait face aux gratte-ciel les plus célèbres de la ville, la passerelle entre l’histoire et le modernisme.

Leur nom

Le terme «Painted Ladies» a été utilisé pour la première fois, en 1978, par les auteurs Elizabeth Pomada et Michael Larsen dans leur livre «Painted Ladies-San Francisco’s resplendent Victorians» pour décrire les jolies maisons colorées de San Francisco.

Les vedettes de Palm Springs

Tout le monde a chanté au moins une fois dans sa vie «San Francisco» de Maxime Le Forestier. L’artiste a voulu immortaliser à tout jamais son San Francisco, celui des années hippies et de la communauté qui l’a accueilli en 1971 dans cette maison bleue. Tous ceux qui ont eu la chance d’aller là-bas un jour, y ont pensé. D’autres l’ont même cherchée. C’est finalement un journaliste du San Francisco Chronicle qui l’a retrouvée après des années de recherches. Il a fait appel à la mémoire du chanteur et il a fini par mettre la main dessus dans le cartier de Castro. Mais horreur et damnation, le bleu avait fait place au vert… Une opération marketing montée par la maison de disque a très vite remédié à cela. Même Maxime Le Forestier a fait le déplacement pour le dernier coup de pinceau. Depuis une plaque trône sur la version ripolinée de la maison même si l’esprit n’y est plus vraiment.