Street Home

Rien ne se perd, tout se recycle ! C’est le leitmotiv de ces dernières années en décoration. Après avoir relooké les commodes de nos grands-mères et redonné vie au patrimoine industriel, c’est désormais la rue et son mobilier urbain qui attirent les plus créatifs. Tout dans l’espace public s’y prête, ou presque, et nous, on y croit dur comme fer !

Après avoir lu cet article, vous regarderez peut-être la sanisette du coin de la rue d’un autre oeil… Le style urbain est la dernière grande tendance déco. Panneaux de signalisation, bancs publics, poubelles et autres lampadaires peuvent devenir, avec un peu d’imagination, des meubles ou des objets originaux. Ils sont en tout cas traqués par les inconditionnelles de la décoration. Inutile en revanche de jouer les Arsène Lupin pour aller décrocher de nuit des plaques de rue ou des candélabres (c’est bien évidemment interdit et donc amendable…), il suffit d’attendre les ventes aux enchères des collectivités locales pour trouver son bonheur.

Qu’est-ce que le mobilier urbain ?

Par définition, le mobilier urbain englobe tous les objets qui sont installés dans l’espace public d’une ville pour répondre aux besoins des usagers. Il peut donc aussi bien s’agir d’objets utiles à la circulation comme des bornes, des range-vélos ou des panneaux directionnels, d’équipements d’éclairage public, de barrières de police, de jeux pour enfants, de matériels d’information et de communication comme les célèbres colonnes Morris ou encore de mobilier de repos tels des bancs publics, des tables ou des sièges. L’expression « mobilier urbain » est un terme relativement récent. Elle est utilisée pour la première fois dans les années 1960. Elle montre la volonté de vouloir harmoniser l’espace public pour éviter un mélange des styles. Les villes, qui se sont développées sur une courte période, ont privilégié l’installation d’objets en tout genre pour répondre au besoin d’une population de plus en plus nombreuse en laissant de côté l’esthétisme. À cette époque, un marché spécifique au mobilier urbain voit le jour. Des designers s’y intéressent. C’est aussi à ce moment-là que les premières réglementations apparaissent. Aujourd’hui encore, le marché est en constante évolution grâce à une nouvelle politique de la ville. Les aménageurs privilégient d’avantage les espaces plutôt que les objets qui ont alors tendance à se fondre dans le paysage. Les récupérateurs en tout genre en profitent pour laisser exprimer leur créativité !

De la rue au salon…

Chaises, horloges, plaques de rue, tout peut être transformé. Il suffit d’avoir un peu d’imagination et quand même pas mal de folie. Si vous êtes incapable de vous servir de vos dix doigts, vous pourrez trouver votre bonheur sur Internet ou dans des ateliers d’artistes. Le « street art » s’en donne à coeur joie. En un coup de scie à métaux, ces artistes font d’un simple panneau de limitation de vitesse une table ou un fauteuil. Le nec plus ultra dans le domaine est de se procurer des panneaux « made in USA ». Avec de l’adhésif de couleur, il suffit d’intégrer un personnage pour en faire un cadre original. D’autres poussent leur créativité encore plus loin. Aaron Young a ainsi détourné une barrière de concert en une sculpture dorée qui fera de l’effet dans une entrée ou un loft. Moins originale mais plus à la portée de tout le monde : l’utilisation des lampadaires et des réverbères. Ils remplaceront les traditionnels luminaires à condition toutefois d’avoir une belle hauteur sous plafond. Quoi qu’il en soit et quel que soit votre degré d’imagination, le style urbain a ses limites. Les objets doivent être utilisés avec parcimonie sinon gare à l’overdose. En résumé, il faut savoir dire STOP !