La toiture : le b.a.-ba d’avant travaux

Avant d’entreprendre la réfection d’un toit, il convient de respecter certaines règles. Un diagnostic permettra à cette opération d’envergure d’envisager la suite avec sérénité. Des questions inévitables à se poser demeurent.

Des préceptes obligatoires

Une rénovation de toiture demande le respect des normes en vigueur. Pas d’autre solution que de passer par les services d’un couvreur professionnel. Il se chargera de vérifier le toit, dont on ne doit pas attendre qu’il soit usé pour intervenir. Une toiture peut couvrir la maison durant environ 30 ans. Après l’étude du toit, il faudra rechercher les économies d’impôt. Les travaux qui vous feront réaliser des économies d’énergie peuvent faire obtenir un crédit d’impôt. Concernant les revêtements d’une toiture, il est impératif de choisir ceux qui offrent la meilleure imperméabilité. Privilégiez le zinc et l’EPDM. Enfin, un état des lieux sera fait avant les travaux : vérifications de la toiture, des ouvertures, des combles (isolation de l’armature et fuites), des évacuations d’eau.

Le toit idéal

Bien entendu, l’aspect esthétique est essentiel mais pas seulement. Le meilleur choix sera celui qui limite au maximum les pertes d’énergie. Ce peut aller jusqu’à un gain de 25 % en la matière si tout est fait dans les règles. Si vous êtes parti pour favoriser l’impact écologique, les bardeaux en bois non traité, la tuile en terre cuite, l’ardoise naturelle sont à recommander. Les tuiles en béton, les bacs métalliques présentent des garanties écologiques, au contraire des bardeaux bitumeux. Pour les toitures plates, les membranes d’étanchéité EPDM (semblables à du caoutchouc) sont à privilégier. Les toitures végétales, davantage que les galets, les protègent.

Le choix du toit

Plusieurs contraintes entrent ici en compte. La première est de facteur réglementaire. Pas question de faire ce que l’on veut à proximité d’un monument ou un parc classé. Une collectivité peut aussi exiger un certain type de couverture, de forme, de dimensions ou de couleurs. Le second écueil est technique. Tous les revêtements ne sont pas adaptés à tous les toits. Ils sont à sélectionner selon la pente, la zone géographique, les critères météo (exposition au vent, à la neige). La dernière contrainte est budgétaire. Une couverture en tuiles mécaniques grand format est moins coûteuse qu’une en tuiles plates traditionnelles. Plus de tuiles au mètre carré, c’est plus lourd pour la charpente, qui devra être adaptée.

Les matériaux

75 % des maisons sont couvertes de tuiles en terre cuite. Mais d’autres options existent sur le marché : les ardoises naturelles, les fibresciment, les tuiles en béton, les bardeaux lumineux, en bois et en zinc. Selon les régions, on trouve différents types de bois. C’est la solution écologique par excellence : mélèze, châtaignier. Avec une durée de vie pouvant aller jusqu’à 50 ans.

La chaleur sous le toit

Quand le soleil est au zénith avec la chaleur en corollaire, il pénètre par les fenêtres de toit, dans les combles aménagés et souvent isolés. La chaleur est alors bloquée à l’intérieur. Pour l’évacuer, sans climatiser, il convient de créer un courant d’air. La pose de volets roulants extérieurs permet de maintenir les fenêtres fermer et de barrer le rayonnement solaire.

L’isolation

95 % des toitures de maisons neuves sont isolées par l’intérieur. Quand les combles ne sont pas aménagés, l’isolant est déroulé sur le sol du grenier. Quand les combles sont aménagés, il est posé sous les rampants de la toiture : cela permet une pose rapide de la couverture.

L’entretien

À l’exception des couvertures en zinc, la toiture est en première ligne en cas de mauvais temps. Il arrive que vent, pluie, neige, déplacent quelques tuiles. L’humidité favorise le développement de mousse, provoquant des infiltrations. C’est pourquoi il faut garder un œil vigilant sur sa toiture. Après l’hiver et de fortes intempéries : une tuile a-t-elle bougé ? Le faîtage est-il bien en place ? Les gouttières sont-elles bouchées ?