Je me douche à l’italienne

La douche à l’italienne séduit de plus en plus de consommateurs. Cette douche hyper design a le grand avantage de se fondre dans le décor. Facile d’accès, elle est multi adaptable et est très tendance. Quelques astuces pour en faire la reine de votre salle de bains.

« Je t’aime à l’italienne » a popularisé le crooner Frédéric François. On serait tenté de lui substituer un « je me douche à l’italienne » tant la popularité de la douche à la mode transalpine va croissante. Alternative à la douche classique, à la cabine de douche et au combiné baignoire-douche, elle doit son nom aux douches romaines auxquelles elle ressemble par son absence de marche d’accès. La douche à l’italienne est une douche de plain-pied. Son receveur est encastré dans le sol et intégré en continuité avec le reste de la salle de bains. Elle représente une facilité d’accès, notamment pour les personnes à mobilité réduite et les enfants. Elle est en plus d’entretien facile.

Étanchéité et évacuation

Deux solutions sont à retenir pour concevoir une douche italienne. La première consiste à créer le fond de la douche, appelé chape hydrofuge. Auparavant, plomb et zinc avaient les faveurs. On lui préfère désormais le béton de synthèse. La difficulté sera de la rendre parfaitement hermétique et de respecter la pente pour l’évacuation d’eau (en général entre 1 et 3 cm par mètre). La seconde revient à utiliser un kit à carreler. Il faudra encastrer un receveur à carreler et la bonde de douche. Avantage : la pente est déjà étudiée pour une bonne évacuation. Il faudra compter quelque 250 euros pour un kit à encastrer. Si on veut éviter que la douche italienne ne se transforme pas en piscine, la question de l’étanchéité est primordiale. Toute infiltration peut entraîner de conséquents dégâts comme le cloquage de la peinture, le décollement du carrelage, des odeurs de moisi, l’inondation des étages inférieurs de la maison. Par ailleurs, les joints et colles ainsi que tous les éléments doivent être composés de matériaux hydrofuges ou hydrophobes. Afin d’avoir un bon écoulement, deux choix s’offrent pour l’évacuation. On peut opter pour un siphon centré ou non. Il nécessite de l’espace sous le receveur ou la chape de la douche italienne pour le relier à l’évacuation, ce qui peut être impossible surtout pour une douche italienne en étage. Un siphon pour douche italienne doit avoir une taille adaptée pour éviter toute inondation (diamètre minimum : 90 mm). Il coûte environ 40 euros. Quant à la possibilité d’une rigole, elle donne du charme à la douche italienne et permet de relier plus simplement et plus efficacement. Une rigole revient à un prix de 300 à 700 euros. Conseil : il est déconseillé de poser une colonne de douche d’hydromassage dans une douche italienne car l’évacuation serait insuffisante.

Chacun son style

La douche italienne est une installation spécifique. Si elle est tendance, elle représente un investissement sur le long terme. Un professionnel – qui sera en mesure de vous proposer une garantie décennale (10 ans) – est la meilleure sécurité pour disposer d’une conception aux normes et fonctionnelle. Outre des travaux importants, la douche italienne est certainement celle qui permet un maximum de créativité. On peut carreler le sol, le mur, de la manière et aux couleurs que l’on souhaite. De nombreux matériaux s’adaptent pour une touche de classe ou d’originalité. Grâce à toutes les possibilités qu’offre la douche à l’italienne, elle s’intègre facilement dans la plupart des salles de bains, même les plus petites. La paroi peut être positionnée à angle droit, mais aussi avoir des courbes selon les envies. Quant aux styles actuellement sur ce marché très florissant, il laisse pléthore de possibilités pour se doucher au gré de ses envies : mode rétro, élans boisés ou métallisés, modèles grand luxe. Du teinté, du transparent, des tons discrets aux plus flashy, tout est possible.