Incontournable escalier

incontournable-escalier// Il a longtemps fait figure de proue dans les maisons, trônant là, dès l’entrée, en maître de ces lieux.Avec son lot escor de volutes et de balustres, d’usures et de grincements, il en incarnait fièrement le caractère et la mémoire.

Aujourd’hui encore, il reste le même centre d’attraction et représente souvent un élément essentiel de la décoration. Véritable colonne vertébrale d’une maison ou d’un duplex, il doit avant tout assurer une circulation fonctionnelle entre deux étages. Graphique et sculptural, il donne du relief, redéfinit les volumes, décloisonne les espaces trop ouverts, crée une asymétrie architecturale. Une jolie perspective, un point de fuite peuvent être le départ de cette cascade de marches. Mais avant de prendre forme, il doit disposer de la place nécessaire à son envol.

incontournable-escalierUn escalier droit exige 4 à 6 m2 minimums. L’espace occupé peut être optimisé par une structure de rangements. S’il est sur mesure, il est toujours possible de l’adapter, dans les normes de la loi de Blondel, afin qu’il puisse se loger. Le colimaçon, rond ou carré, à axe central, est le moins encombrant, avec 1,40 mètre de diamètre minimum, mais le plus abrupt. Cette spirale, hautement symbolique, peut aussi prendre de l’envergure et une toute autre allure selon la configuration. Quant au quart tournant, il nécessite un minimum d’espace car plus assis, plus confortable d’usage aussi, et modulable. Une montée d’escaliers en quart tournant est idéale pour remodeler une pièce sans âme : on peut l’intégrer dans les angles morts, éventuellement déliée de coursives pour un effet plus monumental. Autrefois imposant, fait de matériaux lourds – pierre de taille, marbre, fonte -, il devient aérien, léger, véritable Incontournable escalier prouesse architecturale s’évanouissant dans le décor. Suspendu ou ne tenant qu’à un fil, une poutre centrale, ce dédale de marches de verre ou de tôle pliée, perforée, donne le vertige. On se laisse guider par un simple fil de métal ou une rambarde invisible, en Plexi ou Altuglas. Dépouillé de ses fioritures, barreaudage et autres contremarches pour mieux se jouer des ombres et lumières, ou mis en scène par une cage, l’escalier de bois ou de fer en impose toujours.

Enfin, un éclairage harmonieux et adéquat mettra la touche finale et palliera les risques de chute. Plusieurs points lumineux sont préférables pour ponctuer et accentuer les mouvements, souligner les marches d’une montée trop sombre.

Lieu de passage obligé, la cage d’escalier est une parfaite galerie pour y exposer photos, trophées, trouvailles. Son espace confiné prend vite une atmosphère théâtrale. A contrario, un parti pris pour la sobriété révèlera davantage les lignes et les matériaux.

Un escalier remplit définitivement ses fonctions quand il invite à s’asseoir sur ses premières marches !